Les projets du CDA

Le CDA anime le Projet Alimentaire de Territoire (PAT) de l'Ile d'Yeu. Le PAT est un dispositif reconnu par l'Etat, qui ouvre le droit à une collectivité locale ou une association d'être intégrée à un réseau d'acteurs impliqués sur les questions d'alimentation et de transition écologique.

Le PAT de l'Ile d'Yeu est constitué des projets "Terres fert'île" et "Au f'île de l'eau".

Terres fert'île est le projet qui a initié une prise en compte collective de l'intérêt de développer l'agriculture sur l'Ile d'Yeu. Le CDA s'est constitué en 2014 pour porter ce projet.

 

Les objectifs principaux sont de soutenir les agriculteurs installés, d'accompagner les nouvelles installations, de revaloriser les friches en mobilisant du foncier agricole, et d'inscrire ces activités dans le cadre d'un plan alimentaire territorial. 

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Logo au f'île de l'eau(petit).png

La problématique de la gestion de l'eau en agriculture est présente depuis les débuts des projets du CDA. Depuis 2020, un projet voit le jour avec Au f'île de l'eau.

L'objectif est de mieux comprendre le fonctionnement de l'eau sur les zones agricoles et naturelles de l'île, voire urbaines, puisque l'eau est une ressource naturelles qui concerne toute la surface de l'île. A partir de cette connaissance, l'idée est de trouver des solutions pour améliorer la gestion de l'eau sur les exploitations : remise en état des anciens réseaux hydrographiques, meilleur stockage de la ressource...

Un troisième axe : l'alimentation durable

Depuis sa labellisation en PAT depuis 2018, le CDA a orienté le projet "Terres fert'île" vers des actions portées sur le rapprochement des filières locales et le développement des circuits-courts alimentaires. De fait, la plupart des producteurs islais commercialisent en direct, sur le marché du port, de St-Sauveur l'été, à la ferme ou au magasin. Il en va ainsi pour la quasi totalité de leurs productions. 

Toutefois, de nouveaux enjeux ont émergé ces dernières années pour soutenir la relocalisation des filières. La restauration collective est apparue comme un débouché important et structurant. Or, les filières islaises actuellement ne s'orientent pas vers ce marché. Un certain nombre de difficulté l'explique : inadéquation du prix, organisation logistique, fréquence et visibilité du marché du port, etc. Or, la règlementation va dans ce sens : loi EGAlim (2018) qui fixe des échéances et des objectifs d'introduction de produits labellisés dans les cantines, les enjeux de santé et d'éducation à l'alimentation de la population, pour lesquels les restaurations collectives sont des vecteurs importants. Bref, la relocalisation des filières agricoles et alimentaires vers les cantines draine tout un projet de territoire.

Pour parvenir à répondre à ces enjeux, l'idée de la ferme en régie est apparue. L'objectif est de créer une ferme maraîchère et fruitière, qui approvisionne les cantines de l'île, en direct. La ferme est créée puis gérée par la collectivité. C'est un engagement fort de la collectivité pour aller dans le sens d'un accès du plus grand nombre à une alimentation locale et saine, et qui contribue de plus à décarboner les filières (moins de transport, de stockage, etc.).

De plus en plus de municipalité réfléchissent à cette question. La commune de Mouans-Sartoux est pionnière en la matière. Plus près d'ici, la Ville de Vannes expérimente ce projet depuis 2019.

Une délégation de l'Ile d'Yeu s'est rendue surplace pour visiter leur ferme : site de production, organisation de la production, retour d'expérience...

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Serre maraîchère de 900 m² de la ferme en régie municipale de Vannes

Visite de la ferme municipale de Vannes, septembre 2020

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Ci-dessus : aperçu des serres (1), de la parcelle de plein champ (2 et 3) et des locaux de stockage, ventilé pour l'un et réfrigéré pour l'autre (4)